Laboratoire des molécules bioactives et applications "LMBAA"
labo

Les intitulés des équipes de recherche :

Equipe 1- Valorisation nutritionnelle et environnementale des margines : biodégradation anaérobie des margines et de leurs composés phénoliques par le microbiote ruminale.

Equipe 2- Etude de la de la valeur nutritive des plantes pastorales des zones arides et semi-arides et l’effet antiméthanogénique de  leurs huiles essentielles chez les ovins.

Equipe 3- Etudes phytochimique et pharmacologique de plantes médicinales algériennes.3- Etudes phytochimique et pharmacologique de plantes médicinales algériennes.

Equipe 4- Extraction et valorisation des principes actifs des plantes médicinales de l’est et du sud algérien.

Objectifs d’ensemble :

Equipe 1:

La production d’huile d’olives génère des margines qui constituent des rejets polluants pour l’environnement en raison de leur pH acide et de leur richesse en matières organiques. Cependant, elles pourraient être valorisées par distribution aux animaux d’élevage, en particulier les ruminants. Dans cet objectif, les margines présentent des caractéristiques particulières de part leurs teneurs relativement élevées en polyphénols, ceux-ci pouvant avoir des activités positives sur la digestion (protection des protéines dans le rumen, mitigation de la production de méthane entérique) ainsi que sur la santé du Ruminant et potentiellement celle des consommateurs des produits laitiers.
Par conséquent, il apparaît nécessaire de mieux connaitre la composition des margines (et de tenter d’en estimer la variabilité), en particulier en polyphénols, en fonction des modes de production. De plus, les polyphénols ingérés par les Ruminants étant largement biotransformés par les microorganismes du rumen, le plus souvent en des composés inconnus, il semble intéressant de caractériser les molécules issues de ces processus digestifs, en particulier à partir des polyphénols majoritaires que sont le tyrosol et l’hydroxytyrosol qui n’ont jamais été décrits dans les aliments classiquement distribués aux ruminants. Leur distribution à des vaches laitières en production, en complément à une ration de base, pourrait permettre d’observer les conséquences sur la composition en composés phénoliques sécrétés dans le lait.

Equipe 2 :

Les zones arides représentent 75% de la superficie du territoire Algérien. Elles représentent une grande richesse d’espèces végétales spontanées à vocation fourragère, propres à l’alimentation animale mais dont la valeur nutritive est mal connue. Par conséquent, l’utilisation et le réaménagement du pâturage naturel de ces régions s’imposent. De ce fait, l’une des principales priorités actuellement est de savoir la valeur nutritive de ces ressources fourragères auxquelles peu d’études ont été consacrées.

La valeur nutritive des aliments pour ruminants est déterminée par la concentration de leurs composants chimiques ainsi que par la vitesse et l’ampleur de leur dégradation. La détermination de la digestibilité des aliments in vivo est laborieuse, chère et nécessite de grandes quantités de substrats. De même, elle est largement inopportune pour l’évaluation d’aliments singuliers et de cette façon inapte pour l’estimation routinière de la valeur nutritive des aliments.

Dans ce contexte, notre travail expérimental a consisté à évaluer la valeur nutritive de substrats fourragers collectés à partir de parcours situés dans les régions arides, ainsi que de certains sous-produits agro-industriels prépondérants dans ces mêmes zones.

D’autre part, les émissions de gaz à effet de serre par les animaux d’élevage se font sous forme de protoxyde d’azote et de méthane. Cette production représente une perte d’énergie estimée entre 2 et 12 % de l’énergie contenue dans les aliments consommés par le ruminant. Si ces pertes d’énergie étaient réduites, il en résulterait une amélioration de la productivité de l’animal en lait ou en viande. Par conséquent, la réduction de la production de méthane par les ruminants représente non seulement un intérêt environnemental à long terme mais également un intérêt économique à court terme. Ce travail est divisé en trois parties :

La première partie du travail est consacrée à la détermination et la sélection de plantes fourragères majeures présentes dans les régions arides et semi-arides.

La seconde partie du travail s’intéresse à l’évaluation de la valeur nutritive des aliments, essentiellement par des méthodes in vitro. Elle est basée sur l’évaluation chimique de leur potentiel nutritif, l’estimation biologique de leur fermentation in vitro par le microbiote ruminal et, enfin, la détermination de l’ampleur de leur dégradation in situ.

La troisième partie du travail s’articule sur l’étude (in-vitro) l’effet des huiles essentielles extraites à partir des plantes pastorales sur la méthanogénèse ruminale chez les ovins.